1er épisode:

1er épisode: La rencontre

 

3ème jour:

 

Voilà donc 3 jours ou nous n'avions cessé de marcher à travers cette interminable forêt, je n'en pouvais plus, il fallait à tout prix faire une pause bien méritée.

Je ne savais absolument pas où nous étions, Levenloze lui, se portait à merveille. Il n'avait pas vraiment besoin de nourriture, alors que mon estomac, lui criait famine.
Levenloze me regardait de temps à autres, me souriant et ne pouvant parfois s'empêcher de me prendre la main, en fait, il ne la lâchait presque jamais comme s'il avait peur de me perdre.

Son air était tout aussi innocent et enfantin, certes, mais quelque chose clochait.
J'avais comme l'impression que derrière son regard se cachait un être mauvais, ce Jorqueth dont Orzoul m'a parlé. Je pouvais le voir, dans la lueur de ses yeux.

Après une longue heure de marche, nous avons enfin trouvé une magnifique auberge. L'auberge "Mille et une feuilles". Son style est plutôt ancien, fait de bois, sûrement de sapin.

Cette auberge est absolument merveilleuse ! Elle est au beau milieu d'une splendide forêt.

Le seul souci, est que je ne savais pas comment faire passer Levenloze, alors, c'est à ce moment que j'ai eu cette une idée. Faire passer Levenloze pour une simple personne déguisé pour un spectacle, c'est une idée un peu farfelue, et pas mal de gens nous fixaient. Au moins, personne ne courraient en tout sens en criant pour s'enfuir.
Notre plan s'est déroulé à merveille, néanmoins, tout le monde fut intrigué mais sans plus. Tous excepté une jeune fille qui se mit à pleurer en voyant Levenloze.

Il n'y avait heureusement que cette famille qui réservait, mais leurs têtes étonnées étaient absolument inestimables.


Quand ce fut enfin notre tour, j'ai alors payé notre chambre. J'avais suffisemment d'argent pour passer une nuit avec Levenloze et de quoi faire le repas de notre vie. Cependant, et contre tout attente, il n'y restait plus que des chambres une place.


Nous devons économiser car il nous faut cependant encore un peu d'argent pour subvenir à nos besoins pour les prochains jours. Le temps que l'on trouvait un bon terrain où bâtir notre chez nous.

J'ai donc pris la formule une nuit, à environ 30 €, petit déjeuner supplémentaire, wifi gratuit, mais cela ne m'intéresse pas vraiment. Le plus important, c'est le fait de prendre une douche, et des toilettes et le lavabo, enfin de quoi remplir ma bouteille.

Une fois la clef en notre possession, nous nous sommes rendu chacun à notre chambre qui se trouve au deuxième étage.

Et ce qui est le plus merveilleux dans tout ça, c'est que nous avions chacun une vue imprenable sur cette somptueuse forêt!

Nous nous sommes donc reposé une bonne partie de la matinée avant de me rendre compte que j'avais oublié les cours de Français de ce cher Levenloze.

Cette maudite mémoire me perdra un jour. J'ai alors donné des exercices simples de prononciation. Levenloze est tout à fait remarquable, la rapidité à laquelle il apprend est juste hallucinante ! En fait, il a déjà le niveau d'un enfant de CE2. Tout ça en une seule après midi!

Décidamment, ce Lenzo a plus d'un tour dans son sac.

Que dire de plus ?

Levenloze a fait sa rédaction, celle-ci est portée sur "les rêves en couleurs".

Ce cher Levenloze doit être en bas, sûrement en train de déguster les "amuse-gueules" ce mot n'aura jamais aussi mieux porté son nom. Cela me laisse donc du temps pour moi. Car oui ! Levenloze est véritablement un enfant, espérons seulement qu'il ne devienne pas trop mature, je n'ai jamais aimé les gens trop sérieux. Mais ce qui me touche vraiment, c'est sa profonde gentillesse et sa tendresse qu'il porte à mon égard, elle est presque identique à celle d'un enfant portant son amour à sa mère. Certes, ce n'est pas méchant, cependant cela me dérange un peu, il faudrait que je "l'éduque". Je préfère qu'il me considère comme une amie, et non sa "maman" J'ai peur que cela puisse engendrer quelques problèmes.

Je vais finir par la présentation de notre auberge et de notre adorable petite chambre.

Alors comme j'ai dis, l'auberge est magnifique, tout simplement.

Elle est faite en bois, mais semble être fait à l'ancienne, cela lui donne un côté rustique, et très acceuillant.

La décoration intérieure est soigneusement faite, on voit bien à quel point le propriétaire de cette auberge voulait que la décoration soit fidèle aux décorations des temps anciens, où l'on se battait encore en armure.

Donc ! En entrant, nous nous trouvons dans une grande pièce, éclairée par des bougies murales, faites en corne de veau peut-être ? Ainsi que des lustres fait à partir d'os.

À notre droite et à notre gauche se trouve des tables ou nous irons manger demain à l'aube, il y a également une cuisine ouverte, mais un peu plus loin à droite. Du coté gauche se trouve une petite scène ou des musiciens vont sûrement jouer. Pour en revenir à la cuisine, celle-ci possède une sorte de cheminée ouverte, des casseroles sont suspendues au dessus du feu, ravivé régulièrement par les cuisiners, portant des vêtements des anciens temps. Une tunique vert foncé, un pantalon long et marron, fermé par de simple lacets, et des chaussures de cuires assez moche, il faut le dire. J'ai vu un peu ce qu'ils nous mijotaient et honnêtement, j'ai vraiment,VRAIMENT hâte de découvrir notre repas de ce soir.

Au centre et au bout de cette grande pièce se trouve l 'acceuil où nous avons payé notre chambre. Grâce soit rendu à Orzoul, nous n'avions nul besoin de faire une réservation.

Sur chaque coté de la caisse se trouve des escaliers en bois, légèrement plus foncés que le reste, les barrières de sécurité sont en bois d'élan.

Au premier et second étage se trouve de longs et grands couloirs où les chambres sont disposées les unes à côté des autres.

La nôtre est au deuxième étage. C'est celle du fond, à droite. Là nous arrivons à mon point préféré de cette auberge. Notre chambre à nous.

Bien que les autres chambres doivent sûrement être toutes pareilles. Elles ont la particularité d'être à la fois grande et petite, je m'explique.

Les chambres sont assez petites, même bien petites. Mais les rangements, les lits, les meubles, enfin tout ce qui constitue une chambre d'hôtel, tout est fait pour un gain de place énorme !

Pour schématiser, quand on rentre dans la chambre, à notre gauche, il y a un meuble magnifique, spacieux, bien pratique. En face il y a une grande fenêtre qui donne donc sur la fôret, un bureau est posé contre cette fenêtre, il y a également une lampe électrique en forme de bougie.

Enfin le lit en revanche est assez banal, tout en respectant le thème de l'auberge. Enfin et pour finir, la pièce où se laver et les toillettes. Déjà c'est plutôt grand, c'est un bon point. Ensuite les toilettes ressemblent à ceux des anciens temps, mais en version moderne, enfin, c'est dur à expliquer. Et pour se laver, c'est une baignoire en bois, elle est ronde et posé un peu contre un mur.

Et ce qui m'a le plus charmé dans toutes ces merveilleuses choses, c'est qu'il y a une cheminée !

Une belle et splendide cheminée rien qu'à nous! C'est absolum...

 

Au moment d'écrire les derniers mots du journal, quelque chose frappa violemment à la porte. La lumière de la bougie se mit à vaciller dans un bruit inquiétant alors que lentement, Vanillova bascula sa tête vers la porte.

"Qu-qui est là ?"

Aucune réponse jusqu'à ce que la chose frappe de nouveau à la porte.

Tout en se levant, elle fixa la porte, pensant soudainement à l'Entité, sans trop savoir pourquoi.

L'ambiance devint vite lourde, une sueur froide fit frissoner Vanillova qui elle, s'approchait d'un pas hésitant vers la porte.

Sa respiration était coupée par la peur. La chose se mit à tembouriner la porte. Vanillova reculant d'un pas sous l'effet de la surprise avant de reprendre sa marche, s'approchant lentement de la porte.

Son instinct lui criant de reculer alors que la porte subissait de lourds coups.

Quelques centimètres la sépare de la poignée. Elle l'empoigna aussi fort qu'elle pouvait, doucement, elle déverrouilla la porte mais sitôt fait, quelque chose ouvrit la porte assez violemment, la poussant à reculer pour ne pas se la prendre en pleine figure.

 

"-Vanillovaaaaaaa !!! Vite! Vite ! Laisse moi entrer ! Laisse moi entrer !!

-Quoi ?? Qu'est-ce qui se passe ?? Tu veux me tuer c'est ça ?? J'ai failli avoir une attaque !" Fit-elle les yeux écarquillés.

- Non, non!! J'ai vu une humaine !! il haletait, fermant rapidement la porte en la claquant avant de s'y adosser. Son visage!!" cria t-il. "Sa peau était tout flasque et formait des tsunamis maccabres !!

- Au nom d'Orzoul ! Dites moi que je rêve... Fit-elle en se pinçant le nez. "C'est une vieille dame voyons !" Levenloze regardant un moment Vanillova, sans dire un mot, mettant sa main devant la bouche"

- C'est donc ça que ressemble les humains quand ils deviennent vieux ?? cria t-il à Vanillova en la secouant. Y a aussi tellement d'humains ici!! Et pas assez de sucreries !!! Il s'arrêta un moment avant de la fixer.

Vanillo? Qu'est-ce que c'est que cette expression de visage? C'est nouveau, tiens.

- C'est le visage d'une certaine Vanillova qui est en train de rêver.

- How, j'adore cette expression ! Dit-il tout en la jetant gentiment sur son lit, se dirigeant sur son bureau. Dit Vanillo, t'as lu mes rêves ? Vanillova se contentait de rester sur la même position. Etant sur le dos, ayant juste mit ses mains derrière la tête, et croisant ses jambes.

-Disons que... Oui, enfin je veux dire. Waw! Enfin, comment dire... Ils sont, disons... Spéciaux ? Et originales, ça c'est le cas de le dire!" Levenloze se permettant de fouiller les affaires de son amie, trouvant enfin son cahier avant de la regarder.

- On dit originaux et comment ça spéciaux ?? dit-il en levant un sourcil.

- Disons que d'avoir comme rêve, le fait de vouloir posséder toutes les sucreries du monde, ça fait pas un peu trop pour ton p'tit estomac, non ?" Le regardant désormais.

- Rien ! Et je dis rien !! N'est assez pour LEVENLOZE !!! cria t-il sans aucun gêne.

- SHHHHHHHH!!!

- Quoi "SHHHHHH"??? Quel est ce nouveau mot ? Que signifie t-il ??

- Tu parles trop fort !! prononçant ces mots le plus bas possible.

Levenloze lui se contenta de faire sa tête d'innocent tout en la fixant, ses lèvres légèrement repliées.

- Merci Lenzo. Fiouuu..." Elle se redressa du lit, l'invitant vers elle en tendant ses bras.

Aller vient mon Patapouffe d'amour !

- Patapouffe arrive!!!! Il se jeta alors vers son amie sans aucune retenue, la serrant contre lui, ayant toujours cette peur de la perdre.

- Doucement. Lenzo, tu m'étouffes un peu.

- Ho pardon. Il la lâcha juste un peu la prise, mais l'emprisonnant encore dans ses bras.

- Hé Vanillova!

- Mhmm? Elle s'installait confortablement contre son pelage, un peu dans les nuages.

- J'ai faim. Elle savait ce que cela signifiait, Levenloze n'avait pas faim, mais plutôt qu'il voulait satisfaire son incroyable gourmandise.

- Vraiment ? Hé bien, en fait moi aussi j'ai faim, mais pas par gourmandise." Levenoze la lâchait et se leva à son tour, prêt à la suivre.

- Bon ! s'arrêtant dans son élan, se tournant vers lui. Je sais que tu manges comme quatre, ça, j'en suis sûre ! Mais je suis désolé Levenoze, tu vas devoir rester ici !

- Quoi ??? Mais ! Je suis puni ? il plissa les yeux, essayant de déceler les émotions de son amie.

- Non non ! Mais je veux dire, ta couverture serait foutue si tu te mettais à manger dans ton prétendu "déguisement". Car comme tu dois le savoir, nous les humains, hé bien on ne mange que très peu comparé à toi, mais ça tu le sais déjà j'imagine.

- How, pas bête du tout. Bon ! Il se jeta sur le lit de Vanillova, celui manquant de lâcher sous son poids. Tu sais où me trouver ! Et apporte-moi beaucoup de nourriture, le plus de sucreries possible aussi !

- Oui ma... Levenloze lui coupant la parole.

- Et beaucoup de viande, pas trop cuite ! cria t-il tout heureux, sa queue d'os remuant rapidement, fouettant l'air dans un bruit assez inquiétant.

- Tu sais qu'il me faudra porter tout ça hein ?

- T'es la meilleure Vanillo ! Je compte sur toi !

Elle referma la porte, souriant doucement avant de descendre les escaliers.

Le rez de chaussé était bien rempli, des gens mangeant tranquillement alors qu'un groupe de musiciens jouait en coeur. Le salon était festif et la pièce était fort bruyante. Vanillova regardait les musiciens jouer avec une certaine fascination tout en s'arrêtant à l'une des files d'attentes pour avoir leurs repas.

Après un moment d'attente, ce fut enfin son tour.

- Bonjour jeune étrangère, que puis-je pour vous ? Fit le vendeur, jouant aussi son jeu d'acteur.

- Bien le bonjour ! Alors je voudrais... elle regardait un moment les menus, inscrits dans une pencarte en bois de sapin, poursuivant. Je voudrais cinq steaks de veau, six fraisiers, un kilo de frites, trois baguettes... Le vendeur et d'autres clients derrière la file la regardait, choqués, alors que sa liste ne cessait d'augmenter en masse. Et je crois que ce sera tout, j'espère que j'aurai assez ! Bon ! Hé bien, voilà. Elle lui souriait, faisant un petit "aller" du poing.

- Je veux bien vous donner tout ça ma ptite dame, mais c'est pas un peu trop pour une jolie demoiselle comme vous?

- Ce n'est pas pour moi, je prend juste un peu de frites, un steak et un peu de fraisier, le reste est pour mon ami.

- Vous n'êtes que deux ?? Bon, hé bien, tant que vous avez de quoi payer, ça me va, c'est parti pour cette commande. Mesdames, messieurs, veuillez passer à la caisse d'à coté, l'attente sera moins longue, merci!

Au bout d'un certain, ils arrivèrent avec trois gros sacs.

- Ça ira demoiselle?

- Je pense que oui. Elle les prit mais avait un petit peu de mal. Elle les posa à terre avant de payer la note. Merci au revoir ! Elle se retourna, poussant légèrement les gens sur son passage, en s'excusant. Allant ensuite aux escaliers, les montant avec une certaine difficulté.

- Lenzo, ouvre la porte, j'ai les deux mains prises ! Fit-elle en s'approchant de la chambre.

- Attends, j'arrive. Il semblait se lever avec le plus grand des calme, non pressé d'ouvrir à son amie qui sentait les poids peser sur ses pauvres doigts.

- Fait vite ! Mes bras vont tomber comme ceux des Legos ! Finit-elle par crier, le poids lancinant la peau de ses doigts.

- Voilà, voilà! Il ouvrit la porte avant de prendre le tout avec ses bras et sa queue.

Y a tout dedans ? Il regarda un peu le contenu des sacs, allant les poser sur son lit, et semblait bouillir de joie. Ho.Mon.Orzoul !! T'es la meilleure ! Fit-il en s'approchant de son amie.

Il enleva alors son masque d'os avant de l'embrasser, la serrant un moment contre lui avant de se diriger de nouveau vers les paquets afin d'en vider leurs contenus. Vanillova le regardait, yeux écarquillés alors qu'il se léchait les babines, mais se ressaisit bien vite en se disant que c'était amical, connaissant ses manières loufoques.

- Bon, je vais prendre ce dont j'ai besoin et tu manges le reste, ça te va ? le regardant. Lenzo ?

Il était beaucoup trop occupé à regarder les paquets, bavant doucement sur le lit de son amie.

- Bon, je prend le nécessaire. Elle prit alors ses frites, son morceau de steak et un morceau de fraisier. Levenloze jeta alors un regard curieux sur ce qu'elle avait prit.

- Tu prends que ça ?? Prends plus ! Prends un steak !

- Non, non, ça ir..

- Et plus de frites ! coupant la parole en lui posant des frites et un steak, mettant aussi du poulet et beaucoup de sauce sur son bureau. n'oublie pas tes deux litres d'Ass tea ! Dit-il en posant la bouteille d'Ass-tea de deux litres.

- Deux litres ?! Mais tu veux me tuer une deuxième fois ??

- Mais non ! Soit pas bête Vanillo ! De la nourriture ne peut pas te faire de mal ! Elle ne peut te faire que du bien !

- Tu sais, Lenzo, j'suis une humaine, donc pour faire court. Mhmmm... cherchant le bon mot. Ballon de baudruche ?

- Ballon de baudruche ?? Je ne suis pas sûr de comprendre, donc les humains se transforment en ballons de baudruche quand ils mangent trop ??? Pour une nouvelle c'en est une ! Vanillova ne répondit rien, se contentant de soupirer face à tout le chemin que Levenloze devait parcourir pour comprendre les subtilités de la langue.

- Dégustons notre somptueux repas veux-tu?

- Oui ! Notre repas!!!

- Shhhh ! Lenzo !

A ces mots, les deux amis mangèrent leurs repas de leur vie, Levenloze continuant de manger, non pas par faim car il n'a jamais faim, mais belle est bien par gourmandise. Vanillova, elle, croupissait sur son lit, le ventre gonflé comme un véritable ballon de baudruche.

- Alors Vanillova ! se retournant, et vit son amie qui dormait déjà. Mhm ? Tu vas bien mon p'tit donut adoré ? il esquissa un plus grand sourire, fermant un moment les yeux avant de la mettre sous la couette. Bonne nuit ma mignonne, fait de beaux rêves.

Il éteigna sa bougie, caressant ses cheveux avant d'aller à sa chambre. Il jeta un dernier regard vers elle avant de refermer la porte. Ayant emmené le dernier morceau de fraisier non fini. Il ouvrit doucement la porte de sa chambre avant d'aller à son bureau, respirant un bon coup avant de prendre son plus beau stylo plume. Ecrivant de doux et délicats petits mots :

 

Salut Copinou!!!

Je sais que je t'ai manqué ! Mais je reviens toujours à toi, alors ne t'inquiète pas mon cher ami de toujours! Je suis fidèle, et peut-être aussi le plus fort et le plus beau de tous les temps!

Je sais que je t'ai manqué, mais j'aimerais te faire une confidence.

En fait, je ne suis pas sûre d'avoir envie de te confier ce secret qui me hante depuis que... Depuis cette soirée. J'ai eu si peur, et...Si mal en même temps. En fait, je ne suis plus sûr d'être moi-même depuis ce jour.

Tu sais, tu as été un ami fidèle, tu es le seul, en dehors de Vanillova en qui je porte beaucoup de confiance. Quelque part, je t'aime! Oui je t'aime! Ho tu sais, il ne faut pas rougir! Mais je le pense très franchement!

Pour en revenir à mon histoire, je ne pense pas être prêt à te confier mon histoire, la vérité exacte. Ce qui s'est réellement passé! Oui!! J'avoue avec honte et tristesse! J'ai menti à ma chère et tendre Vanillova! Mais d'un autre coté, je ne voulais pas la rendre triste. Elle, elle est si heureuse.

Ho mon Orzoul, quand elle dort, elle est mignonne à croquer. Un véritable gâteau pour les yeux! Tiens, j'ai envie de gâteaux maintenant que j'en parle.

Peu importe! Vanillova nous a payé l 'hôtel, je suis sûr à cent pour cent que demain à l'aube, premièrement, nous aurons un petit déjeuner avec tellement de sucreries et de bonnes choses! Mais en plus, nous trouverons cette endroit tant rêvé!

Pour être honnête, j'aimerais bien avoir une maison comme cette maison grand public, j'ai vu à quel point elle adorait cet endroit!

Je sais aussi qu'elle adore les maisons du style des anciens temps ou les humains portaient de drôle de déguisement, avec des fesses plus gros qu'un temple d'Orzoul . Et je ne parle pas de leurs têtes

très étrange, ils étaient étrangement pâle. Vanillova appel cet époque, l'époque Victorienne.

Je suis heureux cher copain! Je suis le dragon le plus heureux de tous les temps! En fait, je suis si heureux que je n'arrive pas à contenir ma joie! C'est Vanillova qui en est la source. Elle est ma sucrerie quand tout va mal, ma petite protégée, ma soeurette, mon gâteau vivant. Je l 'aime, je

l 'aime tellement, je l'aime si fort!

Et dire que c'est grâce à elle que je suis née, je ne te raconterai pas

l 'histoire. Elle est longue, et je suis fatigué, je dois l'avouer.

Mais! Je te promet que je le ferai, après tout, tu es mon deuxième meilleur ami, non?

Mais avant de te quitter, j'aimerais te raconter une impression inédite!

Vanillova elle même l 'ignore. Je crois que quelqu'un ou quelque chose nous suit depuis la sortie du temple. Je ne veux pas l'inquiéter, et ruiner sa bonne humeur. Mais très franchement, je sens de nouveau son odeur. Il est proche et nous observe.

Je pense même qu'il est déguisé en humain, enfin je crois.

Mais ce quelque chose ne dupera pas Bibi! Parce que oui! Comme tu le sais, Vanillova m'avais imaginé avec des sens particulièrement développés! En d'autre termes, je sens tout, j'entend tout et je vois tout! Par conséquent, ce mystérieux personnage connaitra le joug de ma terrible vengeance!! Alors je passerai ma nuit réveillé, ou à demi, parce que tu sais à quel point j'ai vraiment besoin de dormir, mon cher ami.

Mais ne t'inquiète pas, J'AI la situation à la patte. Je ne laisserai personne toucher un cheveu de ma Vanillova ou même toi.

Bon, je ne vais pas te déranger plus longtemps, en fait, j'ai pas

l 'habitude d'écrire, et cette fourrure que j'ai à mon poignet ne m'arrange pas trop, enfin, c'est doux et je suis content de l'avoir, mais comment dire?

Il me cache un peu mon écriture, alors je suis obligé de rentrer ma fourrure vers l'arrière, et ceux toutes les cinq secondes! Vilaine fourrure!

 

Levenloze soupira un moment tout en refermant son journal. Il s'installait alors dans son lit, celui-ci craquant quand il se mit dessus. Cependant, la moitié de son corps ne passait pas, et était obligé de se mettre en boule pour rentrer à peu près tout son corps sur le lit. Son oreille droite dressé, étant aux aguets. Levenloze pouvait entendre la petite respiration de Vanillova. Il déplaça son oreille vers la gauche et entendit une dispute au premier étage, une femme chanter sous la douche. Tout bruit de l'auberge était audible, mais aucun bruit suspect.

Confiant en son ouïe, il décida de ne pas utiliser son odorat. La lumière était déjà éteinte, mais il compte bien rester aux aguets pour cette nuit . Sûr et certain que quelque chose d'étrange allait se passer cette nuit là. Quelques heures plus tard, toute l'auberge était paisible, tout le monde dormait tranquillement. Tous sauf Levenloze qui continuait de sonder chaque bruit qui pourrait le mettre dans une piste. Quelque chose, un signe qui pourrait confirmer son ultime doute. La présence d'un gardien ou de la création d'un gardien dans les environs.

Cependant, il n'y avait toujours aucun signe, il décida alors de s'endormir. A peine quelques minutes plus tard, Levenloze entendit un bruit étrange.

Quelqu'un ou quelque chose allait rentrer à l'auberge.

Il se redressa à demi et dirigea alors ses longues oreilles vers ce bruit, s'attendant à un humain perdu, mais s'aperçu bien vite que ce n'était pas humain.

Il entendit alors la portière grincer doucement en bas. Cette chose se dirigea vers les escaliers. Doucement, ceux-ci craquaient sous ses pas.

 

Cette chose n'était définitivement pas humaine, elle montait lentement le premier étage, puis le deuxième étage où il se reposait.

Levenloze se leva alors doucement, crachant presque instinctivement de la fumée par la bouche, prêt à incinérer tout intrus osant passer sa chambre pour aller à celle de son amie.

Il entendait alors des pas légers, ce qui l'étonna un moment avant de se rendre compte qu'il s'approchait de leur chambre. Il serra sa poigne sur son lit, griffant profondément le lit, plissant les yeux. Ses poils s'hérissaient lentement alors qu'il cracha une fumée par ses narines. La chose s'approche, d'un pas léger, ses griffes frappant doucement le parquet.

Il est juste devant la porte. Levenloze se leva avant de s'apprcoher lentement de la porte, à quatre pattes. Voulant prendre ce mystérieux inconnu par surprise.

 

Il se leva sur ses deux pattes et ouvrit vivement la porte, prêt à attaquer le premier venu quand il vit avec surprise que ce n'était que le gros chat du propriétaire de l'auberge. Celui-ci ne semblait absolument pas inquiet et le regardait d'un air doux et innocent, c'était le chat le plus téméraire que ce monde eu à porter.

Il soupira un long moment, ayant oublié l'existence de ce vieux gros chat.

- Alors mon gros, toujours pas couché hein ? Il le caressait, c'était sûrement le seul être, à part Vanillova à ne pas avoir peur de lui. C'était un chat très apprécié par tout résident de l'auberge.

Tout le monde l'appelait simplement "le gros", y compris son maître. D'un blanc pur avec quelques tâches rousses, il avait le nez légèrement retroussé. Lui donnant une tête adorable.

C'était un compagnon parfait pour Levenloze en cette nuit d'hiver, il était affectueux, calme et appaisait ses nerfs de ses doux ronronnements.

Il devait sûrement avoir froid et cherchait un compagnon chaud avec qui passer la nuit.

Il miaula d'un miaulement inaudible pour un humain. Levenloze souria avant de le prendre dans ses bras. C'était un chat très paresseux et était l'un des rares chat à aimer être porté.

Il l'emmena dans son lit, s'allongeant à son tour.

Les deux nouveaux amis dormirent l'un blottis contre l'autre. Le chat léchant de temps en temps le pelage de Levenloze comme pour le remercier de l'avoir accueilli avec lui, au chaud.

 

Il finit par s'endormir tous deux quand quelques heures plus tard, il entendit une casserole tomber. Tout deux levèrent la tête, oreilles dressés, yeux vifs vers ce mystérieux bruit.

L'ambiance devint vite lourde, le chat lui se contentait de regarder vers la porte, Levenloze sentait lui, quelque chose de dangereux. Il décida de se lever alors que le chat s'en alla se remettre sous la couette, n'ayant eu absolument pas peur.

Il décida pour le bien de Vanillova de la réveiller pour tout éventuelle fuite, en cas de coup dur. Il alla alors dans sa chanbre. Tentant la manière douce, en la bousculant un peu, mais elle était endormie d'un sommeil profond.

Il soupira un instant avant de chuchoter son nom, aucune réponse. Il prit alors une grande bouchée d'air, s'approchant doucement de son oreille.

- Vanillova !!!!! elle se redressa alors avec sursaut, choqué d'un réveil aussi brutal.

- Hein quoi? Qu'est-ce qui se passe? Ho mon Orzoul, j'ai besoin de sommeil Lenzo! J'espère que tu me réveilles pour une très bonne raison. En plus, j'ai froid. elle grelotait et se tenait les bras tout en se levant, enfilant ses pantoufles roses.

- Shhhh Vanillova, je sens quelque chose, j'en suis sûr, en attendant, viens donc te blottir contre moi, je te tiendrai au chaud et je ferai la peau à quiconque oserait te faire du mal. Son air était très sérieux, limite effrayant. Vanillova vit alors en un laps de temps, Jorqueth. Une sueur froide parcourait son dos. Ayant du mal à recônnaitre son tendre ami.

- Levenloze... Je ne te reconnais plus. Levenloze tourna son regarde vers son amie, son expression devenant moins sérieuse, mais exprimait maintenant du regret.

- Je suis tellement désolé ma chérie, viens là. Pardonne moi. Il la serra dans ses bras, lui caressant doucement le dos. Je t'aime tellement, j'ai toujours voulu être ton héros, ton ami qui te protège, qui te chéri aussi fort qu'il le peut.

Je suis désolé.

- Je le sais, moi aussi je t'aime énormément. Mais vois-tu, la violence ne mène à rien, en fait pour tout te dire... Un bruit étrange lui coupa la parole, semblable à un lourd bruit de pas, le sol en tremblant, mais personne ne semblait être réveillé, comme s'ils n'étaient que tous les deux. Tout deux regardait en direction du bruit. Ce bruit venait d'en bas, Levenloze tourna le regard vers son amie.

- Nous en rediscuterons après cette histoire veux-tu? En attendant, monte sur moi, je te porterais et te protegerai au péril de ma vie s'il le faut. Vanillova hôcha la tête sans mots dire, se blotisant contre lui alors que doucement, ses pieds décolla du sol. Il la porta alors tout contre lui pour la protéger.

Tout en passant la porte, il jeta un regard à droite et à gauche.

- Lenzo, en fait, je me demande, comment cela se fait t-il que personne ne puisse être réveillé par ce boucan pareille ? Chuchotant le plus bas possible.

- Je crois savoir que la chose en bas a profondément endormi les humains, pour ne pas être dérangé, enfin, je crois. Fit-il tout en dirigeant ses oreilles vers la source du bruit. Je te tiens... dit-il en grognant un peu.

Vanillova s'était déjà à demi endormie sur lui alors que Levenloze la serra doucement contre lui.

- Lenzo ? fit Vanillova au bout d'un moment, Levenloze la regardait, intrigué. T'es sûr qu'il y a un danger? Je veux dire, ça peut être un rigolo qui squat l'endroit.

- Non. Ce n'est pas l'odeur d'un humain. répondit Levenloze avec une certaine inquiétude. Il regardait de nouveau dans la pénombre. Ne voulant pas bouger pour s'assurer qu'il n'y ai personne en bas, et ne pas mettre son amie en danger. Il poursuivit:
- C'est la première fois que je sens une odeur si... particulière.

- J'ai pété à l'instant, c'est peut-être ça, non ? Fit-elle en se frottant les yeux.

- Ce n'est pas ça. Répondit-il avec sérieux. C'est bien plus puissant. Vanillova souriant.

- Alors ce qui est en bas doit.. Pêter la forme ? Elle riait doucement, fière de sa petite blague.
- Ho nom d'Orzoul...

- Quoi ? Je veux dire, ça gaz pour nous non ? Vanillova ria.

- Aller ! Tu souris ! voulant détendre l'atmosphère, sans mauvais jeux de mots, mais en vain. Levenloze lui sentait quelques chose dans la pénombre, cette chose semblait à présent s'approcher d'eux.

- Vanillova, je ne plaisante plus. Va dans ta chambre et ferme la porte à clef.

- Tu veux qu'on se sépare? Comme dans les films d'horreurs ?

- Ne discute pas, fait ce que je te dis, je reviendrai le plus vite possible. Je t'expliquerai tout une fois que cette affaire sera rêglée, d'accord ? Vanillova comprit alors la gravité de la situation, Voyant un moment le visage de son ami, celui exprimer une vive inquiétude.

- Je comprends, mais fait attention à toi ! fit-elle avec grande inquiétude. Levenloze la serra doucement plus contre lui avant de la lâcher.

- Ferme la porte à clef, et cache toi, je reviens. Il attendit que son amie s'enferme dans sa chambre avant de se mettre à quattre pattes. Il s'aventura alors dans ce lugubre couloir. Il pouvait voir comme de jour, se tapissant au sol tout en marchant, tel un tigre s'apprétant à sauter sur sa proie.

Doucement, mais sûrement, il descendit les premières marches. Il pouvait entendre la respiration des humains quand il entendit un grognement, venant d'en bas.Il s'arrêta un moment avant de poursuivre sa descente. Usant de sa capacité à courir sur les murs pour descendre les escaliers bien plus rapidement.

Dans la grande salle. Celle-ci était inquiétante de nuit, les chaises étaient mises à l'envers et posés sur les tables. Levenloze ne pouvait entendre que la respiration de l'aubergiste, il dormait non loin, les cuisiniers eux aussi dormait à cette étage.

D'un coup d'oeil rapide, il vit des casseroles à terre.

Pour lui, il n'y avait aucun doute, le monstre qui les suivait depuis le début était là, quelque part dans la salle. Cependant, tout semblait parfaitement normal quand une voix lugubre brisa le silence.

- Mon cher Levenloze. Tu es fascinant. Absolument fascinant." Il se mit à rire d'un rire sinistre, sa voix raisonnait comme un écho, lointain et si proche à la fois.

- Montre toi ! Levenloze serrait ses dents, il sentit un frisson parcourir son dos.

- Tu pourrais être un très bon compagnon. La voix resonnait juste derrière lui, si proche. Sans aucune hésitation, il se retourna vivement. Personne n'était là. Il prit une grande inspiration en regardant partout quand il entendit une voix ettoufée. C'était la voix de Vanillova.

Son inquiétude était à son apogé. A présent, nul être n'avait interêt à se mettre en travers de son chemin. Il fit un bond énorme, explosant le premier étage et le second.

Cependant, Levenloze se rendit compte qu'il s'était trompé de chambre

- Ho mon dieu! Au secours! A moi!!! La femme se mit à hurler à plein poumons tandis que des enfants pleuraient un éttage plus bas. Levenloze ne perdit pas de temps et se mit à exploser les murs un à un pour rejoindre la chambre de Vanillova. De ce fait, il réveilla alors toute l'auberge. il traversa alors sa propre chambre et arriva dans celle de son amie. Vanillova écarquillant les yeux, derrière lui, un trou béant, Levenloze ayant traversé trois chambres.

- Mais, mais! Que se passe t-il pour l'amour d'Orzoul ?!

- Je, je suis désolé, mais j'ai cru qu'il t'avait fait du mal. répondit-il en baissant les oreilles et la tête, Vanillova le regardant avec curiosité.

- Il? Comment ça "il" ? Que se passe t-il à la fin ? Il se rendit compte qu'il avait un peu trop parlé, ouvrant sa gueule pour répondre quand un rire sinistre coupa son élan.

Les gens autours se mirent à crier et pleurer de terreur, la panique s'installait alors que toutes les lumières de l'auberge vasiller, toutes se mirent à virer au rouge.

- Voila qui est mieux. reprit t-il. Cela fait depuis si longtemps que j'attend ce moment."

Levenloze se mit instinctivement devant son amie, prenant sa main tout en regardant partout, tentant de trouver le monstre par sa voix, mais en vain.

- Lenzo, Lenzo, Lenzo.il gloussa de rire, reprenant bien vite. Penses-tu pouvoir la protéger de moi quand je peux faire ça !

Aussitôt sa phrase finie, tout le silence fut de nouveau totale et complet, Levenloze sentit alors son amie s'écrouler au sol, mais la retint avant qu'elle ne tombe par terre.

La chose se mit à rire de nouveau, mais doucement.

- Ne t'en fait pas mon petit rondoudou, ils ne font que dormir, comme de petits bébés qu'ils sont.

- Qu'est-ce que tu veux à la fin ?? Montre toi ! Levenloze ne s'étant jamais autant énervé depuis qu'il fut rendu réel.

- Tu sais, je ne suis pas ton ennemi. Répondit-il. Mais je suis un ami. Après tout, nous sommes semblable, non ? Ecoute, Levenloze, je te propose un marché. Je réveille seulement ta chère et tendre hominidé, et en échange, pas de violence à mon égard, ça marche ? Levenloze se contentait de grogner. Hé bien, pas très commode comme personnage, je prend cela pour un oui.
Peu de temps après, son amie se réveilla en sursaut, regardant partout, Levenloze la serrant un peu plus contre elle.

- Levenloze ? Mais que s'est t-il passé ? Se souvient soudainement au rire sinistre en voyant les lumières rouges, comprenant la situation.

- Un gardien! Où est t-il Lenzo ?? Les yeux écarquillés, le regardant alors que Levenloze paniquait, ne savant pas comment protéger son amie d'un si grand danger.

- Touché, humaine! Quel perspicacité! Cela aurait était vrai si j'avais participé à la guerre des gardiens! Ho...Le gardien se souvint alors des bonnes manières inculquées, jadis. Mais quel malpoli je fais, je me présente! Je suis Orthigaan, jadis le gardien de l'illusion.Vanillova regardant partout, comprenant bien vite. Elle souria, confiante.

- Je vois, Orthigaan, donc on pronnonce les deux "a" et le deuxième et légèrement plus aiguë. hocha la tête à elle-même. Intéressant. fit-elle en se frottant les mains, levant la tête en portant bien haut l'intonation de sa voix pour être sûre d'être correctement entendu. Ecoute, Orthigaan, je suis encore novice en ce qui vous concerne, mais pourquoi vous cacher ? A moins que...

Elle souria alors, son ami, lui, la regardait avec curiosité. A moins que tu sois juste là, devant nous, tu es seulement invisible, et tu brouilles les pistes en jouant avec les sens, n'est-ce pas ?

Le gardien semblait applaudir, se montrant alors à eux.

- Bien joué, vraiment bien joué, tu me plais beaucoup, humaine !
Le gardien était légèrement plus grand que Levenloze, mesurant dans les 3m72, sa tête était en forme de heaume applati. Des plumes longues et d'un noir ébène hornait l'arrière de sa tête. Il était mince, maigre même. Ses côtes y sont bien visibles. Son triceps était comme séparé du reste du bras. Il ne portait qu'une jupette en cuir déchiré, mais ne portait rien d'autre. Sa peau était un mélange de blanc et de gris. De longues lignes bleu partait de toutes part de ses menbres jusqu'à son torse. Il y avait une orbe au milieu de son ventre, brillant aussi vivement que celle de Levenloze. Toutes lignes s'accordant à cette orbe, tel des veines s'accordant au coeur. Ses mains comportaient cinqs doigts, étant de longueurs égales, excepté le pouce qui était légèrement plus petit. Ses doigts finissaient en pointe, aussi tranchantes que des rasoirs alors que ses pieds étaient à mi-chemin entre des pieds humains et les pattes d'un chien.

Mais ce qui le rendait unique, ce sont ses drôles de liquide en apesenteur, tournoyant autour de lui, une sortes de mélange de plusieurs couleurs, sombre. Ces choses semblait être vivantes, et posséder une conscience, obéissant à leur maître en lui servant de protecteur, s'infiltrant également dans la conscience de ses hôtes pour en faire le jouer de leur maître. Le gardien s'approcha alors d'eux, tandis que Levenloze grognait, la terreur le gagnait peu à peu, mais sentit la main de son amie le retenir, Vanillova s'approchant également de lui, s'arrêtant pour se tourner vers son ami.

- Lenzo. Il la regarda intrigué, alors qu'elle lui souriait. Il faudrait vraiment que je t'apprennes à péter un coup, ce n'est pas un mauvais gardien, s'il le voulait, il nous aurait tué depuis un long moment. Levenloze regardait à nouveau le gardien, et tenta, malgré sa peur, de se calmer. Son amie reprenant. Orthigaan! Juste une petite question. Qu'espèrais tu obtenir en nous suivant ainsi? Tu n'es pas très bon en cache cache, je t'ai remarqué depuis hier déjà, et j'ai aussi remarqué le comportement étrange de toi, Lenzo. Levenloze fit une tête surprise.

- Ho mon Orzoul, j'espère que tu ne m'en veux pas! Je t'ai menti ! Elle se contentait de lui sourire pour lui faire comprendre que ce n'était rien quand Orthigaan se mit à rire.

- Encore! tu me surprends encore, humaine ! Tiens, avant de poursuivre, quel est ton nom complet, je commence à me lasser de dire 'humaine'." Vanillova souria grandement, ayant eu cette profonde confiance en elle depuis sa première visite dans un temple pour sauver son ami. La tête fièrment dressé, elle répondit simplement, et en toute sérénité.

- Je suis Valthivanillovaal, je suis celle qui vous sauvera de votre tyran, l'Entité. Orthigaan la regarda un moment, étonné avant d'éclater de rire, elle se mit à le regarder en haussant un sourcil.

Le gardien semblait amusé, regardant de nouveau Vanillova avant de se calmer un peu.

- Une seconde, tu... essuyant une larme bleu de l'un de ses yeux. Tu étais sérieuse? Ho mon Orzoul! Mais es tu sûre de connaitre l'Entité? Je suis désolé de mon hilarité incontrôlé, mais, franchement! Une humaine! Il ria encore à pleins poumons. Parvenant enfin à un peu se calmer, respirant de grandes bouchées d'air afin de reprendre son sérieux, en vain. Voulant alors lui expliquer. C'est comme, c'est comme... hésitant, voulant choisir un exemple pour illustrer la situation, riant encore un peu en tentant de trouver la réponse. "C'est comme si tu faisais affronter je sais pas moi, une larve bizarre, comme dans ton cas, à un... Lion! Sans offense, bien sûr, je dis ça à titre d'exemple! Ho mon Orzoul, qui que tu sois, ou quoi que tu comptes faire, tu as fais ma soirée! Fit-il en levant les bras, Vanillova elle, se contentait de le regarder avec tout autant de sérieux. Le gardien déchu le vit, et comprit bien assez vite. Ho heuu, je ne t'ai pas laisser le temps de t'expliquer, pardon, je te laisse la parole, Vanillo, enfin,si cela ne te dérange pas que je t'appele comme ça? Entre nous, appelle moi Gan, simplement, je ne suis plus gardien, donc cela m'est égal.

- Je ne pensais pas un jour rencontrer un gardien ayant un sens de l'humour aussi développé, dommage que ce ne soit pas dans un bon contexte ! Fit-elle enfronçant un peu les sourcils, poursuivant : Mais cela ne me dérange pas. Tout d'abord, je tiens à te dire que je suis habitué aux remarques "offensantes" après tout, j'ai croisé le chemin de pas mal de gardiens dont Jorqueth. Secondo, oui, en effet, tu m'as coupé la parole. Sais tu pourquoi je suis apte à endosser le rôle?

- A toi de me le dire voyons ! répondit-il tout aussi naturellement. Ne voyant rien de spécial en elle. Il se tourna vers Levenloze, souriant. Ha les humains sont si mignons, n'est-ce pas ? Plaisanta t-il avec Levenloze, qui lui, se sentait de plus en plus à l'aise à ses cotés, un fin sourire se dessina alors que son amie lui répondit avec grand sérieux.

- Ecoute. Je suis l'humaine qui abrite la puissance de l'Entité elle-même. L'avantage, est qu'aucun de vous tous ne se méfie de moi. Que cela vous plaise ou non, je ferai tout pour accomplir mon devoir en tant que Valthivanillovaal. Peut importe le prix à payer ou les sacrifices que je devrai endurer. Je reviendrai du royaume des morts s'il faut passer par là.

Gan la regardait avec curiosité et terreur quand elle lui expliqua la situation. Il pouvait voir en ses yeux toute la détermination qui brûlait telle une fournaise infernal que rien ne pourra éteindre.

Il ferma les yeux pour l'aider à se calmer, souriant un peu avant de les rouvrir, ayant regagné tout son sérieux également. Levenloze commençait à s'ennuyer et s'impatientait durant la discussion, profitant du moment de silence pour s'exclamer alors.

- Vanillo? Vu que j'ai mis une sacré panique, perdu pour perdu. On pourrait prendre à manger, pour ta réserve ? lança Levenloze, n'ayant visiblement plus peur, ni aucune crainte portée à l'encontre de Gan. Savant que de toute façon, il ne pourrait pas suivre la conversation qui était pour lui du charabia.

- Heuum oui, on va mettre un certain temps. Très bonne initiative. fit-elle en le regardant. Prends donc à manger, et met dans mon sac, je sais que c'est du vol et que c'est vraiment mal, mais ma survie en dépend. Levenloze souria de plus belle avant de lui demander s'il pouvait prendre des sucreries, elle hocha la tête, son ami sauta alors de joie, allant dans le couloir en faisant attention de ne pas écraser les personnes sur son chemin. Gan souria, et les bras toujours croisés en le voyant partir tout joyeux, regardant de nouveau Vanilllova avant de reprendre plus calmement.

- Je sais que vous tentez de trouver votre chez vous, c'est typique de ce bon vieux Orzoul.La maison et notre bonheur avant le reste, mais pouviez vous... hésitant Enfin...Pourriez vous me rendre un petit service ? Vanillova le regardait soudainement avec méfiance.

- Cela dépend de ce qu'est la requête, mais je suis toute ouïe. Gan, se grattait les plumes de sa tête, un peu gêné, mais finit par se lancer.

- J'aimerai vous accompagner et vivre à vos cotés! Le veux tu ? Vanillova se contentait de le regardait en ouvrant grand la bouche, les yeux écarquillés. Dois-je... Dois-je en conclure que tu refuses ?

- Non! Non pas du tout! C'est juste que... Refermant sa bouche et mit l'une des mains devant, se la frottant par la suite, comme si elle voulait trouver les bons mots, et s'assurer qu'elle avait bien entendu. C'est juste que tu viens bien de me demander de venir habiter avec nous ?? Elle grimaça de nouveau de surprise alors que Gan soupira.

- Ce sont mes dires, en effet. Mais en tant qu'ancien gardien, c'est assez humiliant de demander à un être aussi faible, là encore sans offence. Fit-il en souriant un cours instant. Certes, tu as réussi à contenir la puissance de l'Entité, mais c'est parce que vous les humains êtes comme des receptacles vide. Donc vous êtes parfait pour contenir ce...Truc.Fit-il en grimaçant de dégout.

- Juste une chose, parce que vraiment ça me turlupine, vois tu ? fit-elle en mettant ses mains derrière son dos, s'avançant vers lui, s'arrêtant juste devant lui. Si c'est si humiliant que tu le dit, pourquoi veux tu absolument venir avec nous ? Je veux dire, Tu nous a suivit depuis... hésitant, regardant ailleurs, le regardant à nouveau. Depuis combien de temps en fait ? demanda t-elle en plissant les yeux.

- Depuis le deuxième jour, j'ai vu Levenloze, et j'ai tout de suite compris qu'il était d'un gardien et j'ai reconnu son odeur. Cette sale petite fourberie de Jorqueth! fit-il en riant légèrement, reprenant rapidement son sérieux. Si je veux autant venir avec vous, c'est que je n'ai plus de chez moi, je me sens si seul. Ecoute, je peux me faire petit, très petit même. Non! Encore mieux! Lança t-il avec enthousiasme. C'est mon orbe que je vous offre! Mon âme, mon être, ma vie entière sous tes doigts, frèles, et si fragiles de petit humain. Je me suis lassé et ennuyé de ce monde, et vous, vous avez un rôle à jouer.

La seule condition, c'est de toujours me mener avec toi. Le veux tu ? Vanillova le regardait stupéfait durant son explication.

- Wow, wow, wow ! On se calme, tu veux dire que tu serais prêt, toi, Gan ! Ancien gardien déchu, agé de plusieurs millions...

- Milliards! Petite! corrigea Gan. J'ai 2.587.456.204 années d'existence ! enfin dans environ une semaine. fit-il en levant les yeux en l'air, comme pour s'en assurer, la regardant à nouveau, poursuivant. Et pour être honnête avec toi. Je suis lassé de vivre. A un certain âge, sans temple, plus rien n'a d'importance, regarde ! J'en suis arrivé a demander à une pauvre humaine de s'occuper de mon âme. Enfin, je dis pauvre humaine, je te trouve bien courageuse, et téméraire ! Beaucoup d'humains hurlerait en me voyant, mais pas toi, non! Il l'observa un moment. Tu...abordes une expression bien étrange depuis un moment.Il souria, croisant les bras. Vous les humains pouvez faire de ces têtes, à se demender comment vous faites! Il se mit à rire, mais Vanillova le regardait, les yeux grands ouverts, aussi grand qu'elle le pouvait. Son vive étonnement cédant rapidement à de la fascination et de le joie, un large sourire se dessinant sur son visage.

- Noooon!! Non! Tu rigole pas vrai ?? Comment on peut avoir 2 milliards et des brouettes ??

- Les années passes de plus en plus vite au fils des millions d'années tu sais.

- Non, attends, attends, attends! Tu as plusieurs milliards d'années, et pourtant ! Enfin, je veux dire tu devrais être une personne sage, enfin utiliser un vocabulaire extrêmement riche! Ce genre de choses, non ? Gan se mit à rire aux éclats, Vanillova le regardait un peu abasourdie.

- Ho mon Orzoul! Tu as dis que tu ne t'y connaissais pas trop en gardien, et oui! Je confirme tes dires! Il ria un peu, reprenant très vite son sérieux. Vois tu, Vanillo, nous les gardiens, nous passons notre temps à dormir, nous dormons en moyenne... réfléchissant. Allez, parfois quelques millénaires au bas mot. Je dis bien en moyenne, hein ! Moi par exemple, je dors bien plus longtemps ! Nous dormons rapidement, mais aussi, un rien peut nous réveiller. Par exemple, c'est l'odeur de Levenloze qui m'a réveillé. La dernière fois que je m'étais assoupi, je crois que l'humanité n'était pas encore là. Vanillova fit une grimace d'étonnement, attendant qu'il ait fini avant de poser sa question non sans détour.

- Tu as dormi tout ce temps là ?? Ho mon Orzoul, vous les gardiens, vous êtes tellement merveilleux ! Juste un détail, après, je parlerai de ta requête à ce bon Levenloze. Vanillova réfléchissait intensément, alors que Gan leva un sourcil, un peu intrigué de sa potentielle requête, Vanillova lui souria alors.

- Non, laisse tomber, en fait, j'ai oublié. Elle lui souria grandement alors qu'il se mit à rire de plus belle.

- Hé bien, pour un cas tu en es une! Ho nom d'Orzoul, j'espère que ta mémoire ne te fera pas défaut durant tes expéditions dans un temple, sinon, t'es fichue. Bon, ton ami, que fait t-il au juste ? demanda t-il en regardant la porte. Vanillova tilta alors.

- Ho non... J'ai oublié comment il est quand il voit beaucoup de nourriture, j'arrive !

Vanillova se mit à courir vers le couloir, allant descendre les marches deux par deux, Gan souria en se téléportant en bas, se posant tranquillement contre le mur en tapottant les pied, mine que Vanillova n'était pas rapide du tout.

- Tiens, enfin te voilà, Lenzo à tout foutu en l'air. Il pointa la cuisine du doigt. Vanillova s'arrêtant, regardant l'escalier, puis de nouveau Gan.

- Mais comment ?? Ho et puis zut ! Je n'ai pas le temps, merci Gan ! Elle lui souria rapidement et jeta un oeil à la cuisine, courrant alors pour arrêter son ami qui dévorait tout. Non, non, non !

- Plus vite Vanillo ! Il ne restera plus rien pour les autres bébés ! Il ria tranquillement, sentant alors un sentiment de bien-être, se rendant compte que son contact avec eux avait brisé un mal-être qu'il porta durant toute sa vie. Il comprit alors que leurs pire ennemi n'était pas les autres gardiens, mais belle est bien la solitude.

Cette même solitude qui lui rongait son être et son existence.

Il se mit à regarder Levenloze et Vanillova, comprenant à présent que sa vie reposerait sur ces deux petits êtres chétifs. Et depuis qu'il fut créer, il versa alors pour la toute premère fois, une larme de joie.

Il l'essuya bien rapidement quand il vit les deux amis revenir à lui. Levenloze semblait sous le choc.

- Je viens d'en parler à ce bon vieux Levenloze. Nous avons pesé le pour et le contre. Elle soupira, le regardant avec très grand sérieux.Il sentit pour la première fois son coeur palpiter. Il se redressa alors tout en redoutant le pire scénario. Se voyant alors de nouveau seul, à devoir lutter contre ses propres démons quand il entendit ces quelques mots.
-
Gan...

Elle souria alors.

- Nous serions heureux que tu te joignes à nous, si tu le veux bien sûr.
Ce fut trop pour le gardien, qui depuis longtemps explosa de joie, et a su alors qu'il avait trouvé sa nouvelle famille. Cependant, Il ne voulait plus vraiment. Il savait que ce monde en dehors des temples restera, malgré sa nouvelle famille, un endroit hostile. Il savait qu'il n'avait plus le choix.

- Vous êtes sans nul doute les plus belles personnes que j'ai rencontré jusque là, il est grand temps que je me fis à vous, s'il vous plaît, ne m'abandonnez pas. Il souria alors. Et surtout, ne me laissez pas tomber par terre.

- Gan... Que comptes-tu faire ? Gan !! Non !

Vanillova savait qu'il voulait leur donner son essence vitale, elle tentera alors de l'en empêcher, mais son envie de rejoindre son créateur Orzoul pour s'y reposer était bien trop grande. Une vive lumière brilla, semblable au soleil avant de s'éteindre petit à petit. Son orbe tomba alors au sol avant de rouler doucement au pied de Vanillova. Levenloze choqué, regarder son amie prendre l'orbe, elle le caressa avant de se tourner vers lui.

- Nous devrions... Prenant une pause en versant une larme, l'essuyant mais pleurant de plus belle. Nous devrions y aller.

Elle regardait l'orbe tout en avançant, ses yeux noyés de larmes. Elle sentit alors la main de son ami se poser sur son épaule, puis la pressant contre lui tout en avançant vers la sortie de l'hôtel. Les personnes se réveilllant la mattinée même, n'ayant comme souvenir leurs activités faites avant les évènements qui suivirent. Personne dans l'hôtel ne purent se souvenir de quoi que ce soit et certains pensent à une malédiction. L'auberge "Les milles feuilles" sera alors connue dans le monde entier.

 

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Date de dernière mise à jour : 09/12/2016

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