La colère de L'Entité

Vanillova attendant que son ami reprenne ses esprits avant de reprendre.

-De nouveau parmi nous mon grand ? Il leva la tête, souriant grandement en ouvrant les yeux, ceux ci de nouveau normal.

 

-De nouveau présent ! Continue donc l'histoire, on meurt d'envie d'entendre la suite.

 

-Je vais commencer tout de suite, mais j'ai besoin d'un silence absolu pour que tous puisse profiter, cette partie de mon histoire à complètement changé ma vie.

Voyant à quel point ses auditeurs étaient suspendu à ses lèvres, elle commença.

 

-J'ai vu l'Entité, s'approcher de moi dangereusement, priant pour qu'un quelconque miracle se produise, mais personne n'est venu.

Sa fumée m'a entouré et s'approchant tel la mort sur moi jusqu'à ce que l'inévitable se produise.

 

Celle ci s'est alors faufilé dans mon corps par ma bouche et mes yeux, la douleur était insoutenable, c'est comme si mes yeux et ma bouche allait exploser face à une pression qui devenait toujours plus grande. Je ne pouvait plus voir, je ne pouvait pas crier toute la douleur que je ressentais était indéfinissable. Aussi, mes membres étaient immobilisé par ses sbires.

 

Je le sentais submerger mon corps, je ne pouvais me défendre, alors que lui continuer à prendre possession de mon corps. Ses sbires me retenait si bien que je ne pouvait faire un seul mouvement, cela dura pour moi une éternité. Quand il est entièrement rentré en moi, ses sujets se sont alors reculé, se mettant à genoux devant moi, savant que leur maître avait un corps désormais.

Cependant, j'étais encore maître de moi même, mais j'aurai voulu mourir à cet instant. Je le sentais faire pression sur tout mon corps, j'avais même l'impression que celui ci allait éclater comme un ballon, pour y répandre mes entrailles tout autour de moi.

 

Je me suis à hurler de douleur avant de m’effondrer au sol, les bras s'accrochant fermement à la mousse, j'étais à genou, mais la douleur et la peur était trop grande, je me suis effondré par terre, l'air elle même me brûler mes poumons, mon cœur semblait frapper violemment contre mes cotes. L'Entité avait gagné, il n'y avait aucun espoir.

 

L'instant d'après, je me suis retrouvé dans un monde horrible, en ruine, des bâtiments dont la structure montrer que cela n'a pas était faite par l'homme trôner dans ce monde hostile. J'entendais un rire sinistre, celui de l'Entité elle même, en faisant volte face, je pensais le voir, mais il n'en était rien.

 

-Tu es à moi maintenant. Ressens ma rage qui anime chacune de mes cellules de mon corps que l'on m'a divisé. L'a sens tu enivrer tes pensés toi aussi ?

Je me suis effondré par terre, ma tête bouillonner de pensé terrible, je me suis mis à hurler, non de douleur, mais de rage. Jamais auparavant je n'ai sentis autant de colère, c'est comme si elle parcourait mon corps.

Je me suis mis à haïr le monde entier, à vouloir la mort de quiconque croiserai mon chemin. J'étais aussi dégoûté de tout et de tout le monde, je pressentais que rien ne pourrai plus jamais me faire plaisir, ou rendre mon envie de vivre.

 

-Nous ne sommes qu'un, mais l'un de nous deux va devoir se résigner à l'autre, c'est la loi du plus fort ici. Mais nous y gagnons tout deux, tu seras enfin libre, tu dormiras pour toujours, et je te vengerai de ce qu'ils t'ont fait faire. Je peux le faire à la manière douce, ou la manière forte. Mais je suis sûre que la manière douce sera le mieux pour toi. Je suis sûr que tu ne me refusera rien, n'est-ce pas ? Je ne répondit rien, j'étais perdu, l'Entité était bien trop fort pour moi.

Je vais prendre cela comme un oui, maintenant, dort.

 

Ma vision devint noir, impossible de voir le moindre rayon de lumière autour de moi, j'étais comme dans un rêve éveillé, aussi j'avais du mal à voir autour de moi.

Au moins, je ne sentais plus la douleur, je ne sentais plus rien en fait.

Mais un peu plus tard, je pressentais qu'il fouiller ma mémoire, savant désormais tout de l'histoire de l'humanité sur notre planète, enfin, de ce que je savais, notre technologie, et enfin ma famille.

 

Il savait tout, y comprit ce qu'avait dit les gardiens, mais il les passa, me pensant trop faible pour prendre des précautions. Je ne pouvais plus rien lui cacher, et j'étais devenu son nouveau corps, et son sujet contre me gré. Je me suis un peu battu, mais à quoi bon ? De toute façon, j'ai sentis une forme de libération qui je dois l'avouer m'a rendu heureuse. Je n'avais plus de notion de temps, d'espace, à quoi bon quand on flotte dans le noir absolu ?

 

J'ai abandonnée, et j'ai laisser mes bras et mes jambes tomber, mon sommeil était grand, mes yeux étaient de plus en plus lourd. Je ne voulais plus me battre car je savais que ne pouvais y arriver, je n'étais qu'un humain faible, et ma mort n'aurai eu aucune incidence. Car je considéré comme rien, ne valant rien, ma mort et ma défaite montrera à quel point j'étais méprisable, j'étais une moins que rien. Tel fut mes dernières pensés avant de fermer les yeux. Mon cœur, lui, ralentissait, encore et encore jusqu'à ce qu'il ne soit plus audible.

 

Jusqu'à ce que je vois une étincelle de lumière, je les rouvris aussitôt et au fond des ténèbres je pu la voir. Elle était là, une petite étincelle blanche, rayonnant faiblement à travers les spectres qui m'avait dévoré. J'ai levée mon bras, mais mon corps était si lourd.

Cependant, je vis en un instant ce que m'avait dit Orzoul, Wolthazur, Alkruziksivaas, Toruul, Jorqueth et toi, Levenloze. Ainsi que tous les gardiens et les gardiens et les frégardiens. J'ai retrouvé suffisamment de courage pour me lever, mais mes jambes était lourde, je me sentais vide. Chacun de mes pas vers cette lumière était un véritable supplice, je sentais le poids de mon corps me tirer vers le bas.

Aussi, j'haleté de plus en plus fort jusqu'à ce que je tombe de nouveau à terre.

Cette lumière semblait cependant si loin devant moi, aussi, j'ai retourné mon corps pour pouvoir y faire face. Elle m'attendait toujours mais je vis qu'elle faiblissait lentement sous le joug de l'ombre de l'Entité.

Je ne voulais pas rester piégé ici. Je ne pouvais pas me résigner à le laisser faire du mal à ma famille, ma nouvelle famille. Les gardiens, et toi, Levenloze. Je me suis relevé avec une force dont je ne pouvais me douter, mes jambes tenait grâce à ma propre détermination et j'ai avancé d'un pas puis d'un autre, je fixait la lumière qui peiner à rester allumé.

 

Mes jambes tremblaient à mesure que j'avançais, être debout aussi longtemps relever d'un miracle tellement c'était dur, mais j'ai poursuivit mon bout de chemin malgré tout. La lumière n'était plus qu'à deux mètres de moi, j'ai tendu ma main vers cette lueur captivante. J'étais comme envoûté par cette lueur qui semblait m'appeler. Oui, il y avait belle et bien une voix, une voix douce lançant des supplications. Mes mains se sont approché jusqu'à ce que je l’atteigne.

Mon corps fut plus léger ma respiration fut remplie d'une aire qui était à présent respirable, je me sentais revivre.

 

Ma vision fut plus claire, comme si j'étais réveillé d'un cauchemar éveillé. Je sentais la vie couler de nouveau dans mes veines, j'étais de nouveau moi même.

Mais les ombres se mirent à bouger autour de moi, se mouvant vers un point pour former l'Entité lui même, il semblait surpris de ma réussite.

 

-Mon chers petit sujet apeuré...

Tu as sentis une libération quand je t'ai pris sous mon aile. Et toi que fais tu en remerciement ? Tu t'accroche à cette chose inutile.

 

Lâche cette chose et rejoins moi, nous ne ferons qu'un de nouveau et tu t'y reposeras pour toujours et à jamais sous ma protection.

Tu le mérite petit être fragile, laisse moi être ton protecteur

 

Ma vision se troublait de fatigue, mes yeux étaient lourd alors qu'il me tendait sa main vers moi. J'ai commencé à y aller, mais une chose me réveilla.

J'ai plissé les yeux avant de reculer. L'Entité baissant la main, son visage était grâve, sinon terrifiant. Je pouvais le voir malgré la fumée qui cacher son corps.

 

Je sentais le courage revenir, j'ai alors pressé ma main sur cette lumière, elle éclata alors pour s'infiltrer dans mon bras, parcourant tout mon corps.

J'ai sentis une sensation de bien être et un courage absolu. Une flamme s'est animé en moi, et je sentais mon corps et mon esprit qui devenait léger, si léger.

J'avais en tête non plus du désespoir, mais en tête tout ceux qui ont cru en moi, ma véritable, et unique seul famille, c'était les gardiens et toi, Levenloze.

 

J'ai plissé les yeux, les poings serrés alors que l'Entité me regarder avec stupéfaction, il s'est reculé de quelques pas, tout en me fixant, comme s'il ne pouvait se résoudre de me voir aussi déterminé.

Mais il se mit à rire, attirant le reste des ténèbres autour de lui.

-J'aurai voulu que tu sois l'un de mes sujets sans utiliser la manière forte. Les gardiens ont toujours eu un sens de parole des plus développé. Prêchant leurs bonne parole à toute brebis égaré, alors qu'encore aujourd'hui, l'un d'eux à essayé de te tuer.

 

Tu ne veux toujours pas me rejoindre, tu ne veux pas choisir le bon camp alors qu'il en soit ainsi. Je vais te montrer l’ampleur de ta stupide décision. Tu le regretteras bien assez vite.

 

En temps normal, j'aurai cédé à une terreur qui ne peut être décrit avec des mots, mais je ne sentais rien de tout ça. Je n'avais pas peur, je n'avais plus peur de lui.

J'étais prête à me battre contre un adversaire qui faisait facilement cinq fois ma taille.

Mais ma posture de défense l'amusa plus qu'autre chose.

 

-Approche toi si tu l'oses petit être stupide.

 

J'ai respiré un bon coup, et je me suis alors jeté dans la gueule du loup, ses ombres m’enveloppais de nouveau dans un cercle vicieux de colère, et de désespoir.

Il m'avait une fois de plus sous estimé et il allait bientôt découvrir à la nouvelle personne que j'étais devenue.

 

J'ai fais semblant de me faire subjuguer à nouveau, mais j'ai laissé toute ma flamme qui m'animer brûler dans et hors de mon corps se déchaîner tel un volcan, toute l'ombre autour de nous se disloquer petit à petit autour de nous.

Je sentais cette sensation brûler en moi, elle était si agréable, si puissante.

Il a voulu m'asservir, il était temps de lui rendre la monnaie de sa pièce.

 

-Je ne vais pas me laisser vaincre par une minable petite chose !!

Il hurla de rage cette fois ci. Il s'avança vers moi, mais d'un revers de la main, la fumée se disloqua un moment avant de se reformer.

 

Crois tu sincèrement que je te laisserai faire aussi facilement !? Tu es à moi, et tous les gardiens périrons sous ma main !

 

Il chargea de nouveau, cette fois ci, je plongea ma main dans cette épaisse fumée, celle ci le disloquant encore un peu, il devenait de plus en plus petit, avant qu'il ne recule en voyant que ça l'affecter beaucoup trop.

 

Leurs natures, leurs vies me dégoûtes ! Ils n'ont pas lieu d'être ! Et toi aussi tu me dégoûte d'être dans leurs camp !! Tu vas le payer ! Doublement, triplement ! Je t'ai laissé une chance de pouvoir être utile !!!

 

 

Il était fou de rage, c'est pourquoi il foncer, malgré le fait de savoir qu'il ne pourrai me vaincre, mais il ne faisait plus le poids, je le divisa en deux, tenant dans ma main un morceau de lui en fumée, celle ci se dissipa lentement pour disparaître.

 

Je t'ai accueillis dans mes bras, tu devais faire partie de moi !!

Tu n'as pas le droit de me faire ça, pas à moi !!!

 

Cette fois ci, il avait utilisé toute sa puissance, me surprenant un peu, la colère, et la douleur monter en moi comme de vieux démons perfide, mais la flamme qui m'animer me faisait résister de nouveau à l'Entité. Bien vite, je le rejeta plus loin, il était petit, bien petit pour l'Entité. Il faisait désormais ma taille.

 

Tu n'es pour eux qu'un petit objet dont ils s'en servent ! Fit-il au bout d'un moment, essoufflé. Je te haïs, je les haïs, je haïs l'humanité ! Prie ton puissant et grandiose Orzoul pour que je ne sorte pas des temples !!!

 

L'Entité, se releva alors avant de foncer sur moi, mais au moment de l'impacte, j'ai ouvert les bras comme pour l’accueillir, se confondant à moi pour y brûler ses derniers ombres.

Avant de mourir, je l'entendis prononcer ses dernières paroles.

Il avait ordonné à ses sujets de m’exécuter.

Il fallait à tout prix que je me réveille de ce cauchemar où je fus enfermé, sinon mon combat aurai été vain.

 

Je sentais leurs présence, elles étaient de plus en lus aigri sinon menaçante.

Il fallait que je me réveille, mais une chose me retenais fermement.

C'était le reste de l'Entité, il était si puissante.

 

-Si je ne peux avoir ton corps, je vais le détruire, meurt lamentable petite ingrate !

 

Il voulait me retarder assez longtemps pour laisser le temps à ses sujets de me tuer, mais je n'avais pas dis mon dernier mot.

J'ai aussi donné tout ce que j'avais pour redevenir enfin moi même, mais j'ai sentis le danger imminent, je n'avais que quelques secondes pour réaliser le danger, analyser et trouver une solution. Les monstres semblaient tout proche, trop proche de moi pour pouvoir être esquivé Mais c'est mon instinct primaire qui a prit le dessus : L'instinct de survie.

 

J'ai alors entrouvert les yeux. Une vague s'est alors abattu sur les monstres, mais la lumière était trop intense, j'ai du les refermer aussitôt.

J'avais les yeux fermés, aussi je ne pouvais les ouvrir, non pas que je ne le voulais, mais je ne le pouvais. Il y avait bien trop de lumière.

Comme si quelque chose de puissant était partiellement sortie quand je les avait ouvert.

 

Je pouvais entendre le crie des monstres éloignée, c'est ça qui m'a permis de savoir que je les avait repoussé.

Mais les monstres eux ne semblait pas abandonnés, en fait, je les entendaient grogner violemment contre moi, il y en avait pleins tellement.

Certains grognement étaient proches, si proches, puis s'éloignant quand je faisais face à la chose. Ils tentaient de m'avoir par derrière, sentant aussi que j'étais désormais un adversaire puissant.

 

Je sentais toute la puissance de l'Entité couler dans veines, jamais je n'avais ressentis une tel confiance en moi. Je me sentais bien, si bien, malgré la situation.

L'un d'eux cependant s'est jeter sur moi pour m'attaquait, je l'ai de nouveau repoussé, mais je ne savais pas exactement comment j'y parvenait, je le faisais mais sans vraiment le faire exprès.

Aussi, quand celui ci fut étrillé, les autres ont alors foncé sur moi, comme pour le venger.

 

Je les entendaient courir vers moi, ils m'avaient encercler mais ma vision était toujours brouillé par une trop grande lumière.

 

Cependant, je savais que je devais les ouvrir pour de bon. J'ai inspiré un bon coup avant de les ouvrir. La lumière était prépondérante sur tout. Mais il était crucial de les garder ouvert si je voulais survivre. Mais à ma plus grande surprise, je sentais un liquide épais couler de mes yeux. Je pensais que mes yeux couler, mais cela ne pouvait pas être ça, car je ne ressentais aucune douleur.

 

Je ne voyait rien, mais j'ai sentis toute cette puissance se projeter hors de mon corps, c'était encore une fois une sensation inédite. Le bruit était insoutenable. Les cries des monstres se sont éloignés comme si ils avaient étaient projeté à des centaines de mètres de moi, avant d'entendre des bruits de fond, comme si c'était une immense onde de choc, le bruit se lénifier petit à petit jusqu'à se confondre avec le calme qui régner en ces lieux.

 

J'ai refermé les yeux, car ils me faisaient un peu mal, je ressentais comme une sensation de froids intense aux yeux. Mais la lumière avait disparu, néanmoins, je sentais que mon corps était faible, j'avais du mal à respirer convenablement pendant un moment.

Quand j'ai enfin pu me reposer, j'ai ouvert les yeux en voyant ce que j'y avait fait.

L'endroit était en ruine totale, il y avait un énorme cratère, s'étendant jusqu'à l'horizon. Au loin, je pouvais voir des algues géantes toutes retournés.

 

Je m'étais mis à genoux, j'étais fatigué, non, harassé par tout ces événements.

J'ai sourie, car j'avais réussi, j'allais être la fierté des gardiens, et surtout.

J'allais enfin pouvoir te voir en poil, en chair et en os.

 

Mais j'avais la fierté d'avoir combattu mes pires démons, mes peurs et mes doutes avaient disparu.

J'étais une nouvelle personne, et c'est dans la douleur, et ma détermination que j'ai pu renaître.

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Date de dernière mise à jour : 20/09/2017