2ème partie: Incroyable découverte!

23/09/2016

 


 


 

Les monstres rentrèrent au salon, savant que c'était le moment de continuer le récit, ayant attendu la suite avec grande impatience. Tous s'installaient alors à leur même place, tous ayant mangé un repas copieux. Vanillova, elle, était déjà installé, buvant une gorgée de son thé avant de reposer sa tasse. Savant à l'avance ce qu'ils voulaient, elle attendit aussi Levenloze avant de commencer.

"-Bien, reprenons. Se raclant la gorge.
Au lendemain de ma première journée de vacances, je me suis réveillé bien tôt à cause du lycée. J'étais devenu bien matinale, aussi je me réveillais toujours à ces heures là.
Cependant, il y a un détail dont je ne vous ai pas parlé. J'avais l'âme d'une aventurière, une vraie !"
s'écria Vanillova avec fierté.
Cette soif d'aventure, je l'ai toujours eu, enfin je crois ?" Elle hésita sur ses propres dires, mais repris bien vite. Mais ce qui est sûr ..." se penchant vers ses invités. "C'est que j'ai toujours eu un penchant pour les endroits sombres, vieux, et laissés à l'abandon depuis la nuit des temps.
Tout ce qui était bâtisses abandonnées, grottes, et au mieux de très grands temples. Tous ces endroits me faisait frissonner rien qu'en y pensant. Ce matin-là, je n'avais pas l'intention de rester dans ma maison, l'odeur, l'ambiance qui s'en dégageait était pesante, sinon insoutenable. Fort heureusement, tout le monde dormait. Mon frère, lui ronflait. L'entente de sa respiration suffisait à me dégoûter, tellement je le détestais.
Je me suis alors dépêchée d'engloutir mon petit déjeuner, m'habiller et sortir de cette maudite maison.
Ma ville n'était guère grande, mais ma fierté reposait sur son magnifique et splendide Jardin de la fond-teigne. Elle était majestieuse de par son ancienneté. Les sculptures étaient absolument fantastiques. Leurs lacs où nageait paisiblement un couple de cygnes ravivait tout visiteurs en quête de sérénité.
Cependant, je n'allais pas en ces lieux, non!" elle leva le doigt pour accompagner ses dires. "J'étais en chemin pour rejoindre MON havre de paix. Un endroit que j'ai jadis découvert, il y a de cela maintenant sept bonnes années.
Quand j'ai découvert cet endroit pour la première fois lors de l'une de mes promenades quotidiennes. Marcher était nécessaire, vitale même. Tout comme mes jeux vidéos, et encore! Je préférais les promenades. Cette endroit que j'avais découvert était d'un calme absolu. Il n'y avait, ni bruit, ni klaxon, ni personne à dix km à la ronde.
Il y avait un calme absolu, et complet. Je pouvais néanmoins entendre le chant si doux et délicat des oiseaux, mais également le vent caresser la végétation.

La première fois que je suis venue dans cet havre de paix, ce fut quand une amie m'a abandonné sur internet, elle ne me répondait plus, elle se contentait de m'ignorer tout simplement.
Les larmes aux yeux, et le coeur lourd, je me suis rendu aussi loin que je pouvais. J'avais alors marché, aussi loin que mon corps le pouvait. C'est alors que j'ai découvert cet espace vierge. c'est comme ça que j'appelle les endroits dominés par la nature. J'ai alors marché une bonne demie heure à travers une très grande plaine. Bien vite, je pouvais entrevoir une sorte de chemin à travers une vaste fôret. Je ne suis pas allé plus loin, car il commençait à faire nuit.
Le jour suivant, étant en week-end à l'époque, je suis retourné, guidé par mon insatiable curiosité.
J'ai alors
poursuivis mon chemin à travers cette fôret opaque , j'ai dû marcher une bonne dizaine de minutes.
Mais ce qui s'y trouvait là-bas dépassait l'entendement.
En ces lieux se trouvait une somptueuse maison, attention, je ne parle pas de maison immense, sans charme, froid. Mais belle et bien d'une authantique maison en bois, un peu vieilli.
Elle devait bien faire dans les
50 m² à tout casser. Je n'avais jamais vue une beauté pareille.
Bien sûre, je ne suis pas rentré immédiatement, j'ai d'abord regardé, au travers des fenêtres s'il y avait quelqu'un en cet demeure. A ma grande surprise, et pour mon plus grand bonheur, elle fut vide! Entièrement vide. Enfin, pas vraiment, enfin bref !
Je suis alors rentrée, mais j'avais comme une intuition qui me disait de faire attention à un possible danger. Il n'y avait jadis pas de porte, et les fenêtres étaient intactes, mais elles étaient couvertes d'une incroyable couche de poussière. Les volets, eux, je ne pouvais pas en dire autant. Ils étaient incroyablement abimé, par des insectes, sûrement. Il y avait de très nombreux trous fait avec une précision frôlant la perfection. A l'intérieur de cette maison se trouvait trois chaises en bois
et une table renversé. Elles étaient empilées les unes sur les autres, ainsi que deux tiroirs. Un peu ceux que l'on retrouve aux collèges, et aux lycées. Ils étaient verts, rouillés. L'intérieur était rempli de toiles d'araignée elle-mêmes remplis de poussière, mais aussi de déchets végétaux. Il y avait également une pièce séparée où se trouvait des toilettes sèches en très bon état, si on faisait abstraction de la poussière, de la végétations morte, et encore une fois de très nombreuses toiles d'araignées.
Plus tard, en inspectant l'entièreté de la maison, autant l'intérieur que l'extérieur, j'ai alors vu une pompe à eau. Elle fonctionnait parfaitement, elle pompait l'eau d'une cuve enterrée. En revanche, je pouvais voir un peu la cuve qui était légèrement déterré. Elle était fermé par un filet tissé pour empêcher les insectes d'entrée.
Bien que je trouvais tout cela quand même un peu étrange, je ne me suis pas refusé le droit d'en faire ma petite maison chérie.

-Avant que tu continues!" interrompa Levenloze. "S'il te plaît, tu pourrais décrire l'endroit ? Je n'arrive pas à voir la maison.
"-C'est vrai que je n'ai pas été très précise à ce propos." Un peu perplexe, se resaisissant alors en regardant Levenloze et les monstres à tour de rôle, jognant ses doigts. "Voyez vous, la maison était fais avec des buches de bois de sapin et non pas avec des planches. Cela lui donnait un coté rustique. Le toit était en V, comme le commun des maison certes. Mais ce qui m'a marqué, ce fut le sol. Ma maison était recouverte de bois, ce bois faisait un son particulier. Je sais, je sais, le vieux bois produit un son particulier de manière générale. Mais pas celui-ci, non! Celui ci faisait un bruit tellement agréable. L'entrée était placé au milieu de la façade de celle-ci. En entrant, quand on regardait à droite, il y avait deux rangées de fenêtres. A gauche, et au coin de la maison se trouvait la petite pièce qui contenait les toilettes sèches. Non loin de là et juste à coté se trouvait les deux tiroirs verts, étant tout deux côte à côte. En face de moi se trouvait une plus grande fenêtre, placée également pile au milieu de la façade de la maison. Celle ci ne servait à rien, puisqu'un bon nombre de buissons et de plantes murale ont élu domicile, et ce sont gentiment installé bien devant, gâchant ainsi une source de lumière. Pour finir, il y avait une grosse poutre, au milieu de la pièce. Celle ci soutenant la toiture elle même. Ho et dernier point!" cria t-elle sans retenue. "J'ai oublié de vous présenter la décoration que j'y ai rapporté!" fit-elle avec enthousiasme.
"Il y avait donc : Mon lit que j'avais mis là ou se trouvait la fenêtre pile au milieu de la façade; j'ai mis un battant de WC avec une simple planche, pour éviter que l'odeur remonte plus aisément. J'ai mis la table au milieu de la pièce, avec deux chaises, et une troisième placée en face d'une cheminée que j'ai aussi moi-même fabriqué. Je ne vous raconte pas le nombres de complications lors des travaux que j'ai effectué. Heureusement que mon père m'a appris les bases pour faire une cheminée au normes. Je l'ai construite entre les deux fenêtres. Du coté des tiroirs de lycée, j'ai mis des simples planches, et j'ai fabriqué un coffre assez piteux lui aussi, j'y conservais ma nourriture, des petites babioles en tout genre, et juste à côté de ce coffre, dans le coin, j'y avais déposé des bûches, des bouts de bois pour bien raviver le feu. Arrives tu à imaginer ma maison à présent ?" Demanda t-elle à Levenloze, le tout en levant un sourcil.
"-Je crois, attends... C'est bon !" Répondit Levenloze tout en enfournant une tablette complète dans sa bouche, Vanillova regardant les monstres.
"-Hé vous? Vous arrivez à suivre?

-Oui, c'est bon, merci!" Il semblait sourire, Vanillova espérant qu'il avait compris poursuivant alors.
"-Bien! Maintenant, encore deux petits détails à éclairci, et promit Lenzo, je vient au moment que tu attends !" Elle se mit un peu mieux sur son siège et buva une gorgée de son thé, reposant délicatement sa tasse. "Suite à cette merveilleuse découverte, j'ai décidé d'investir à présent le reste de mon argent de poche sur mon comfort de vie pour ma nouvelle maison. J'ai donc acheté: une lampe à bougie, un peu ovale avec une longue poignet; des couvertures; un gros sac; quelques vivres; de l'eau, car bien évidemment je ne voulais pas me servir de cette eau de cette cuve à demie enterrée de la vaisselle, et des babioles en tout genre. J'ai aussi prit un marteau, des clous, une scie et bien sûr des planches de bois à Idéak. J'ai donc retapé ma maison, j'y ai mis ma "porte". Elle faisait pitié tant elle avait mauvaise allure, mais j'ai trouvé un système assez ingénieux pour pouvoir la fermer, et ainsi me protéger de potentiels intrus. J'ai aussi emmené avec moi mon poing Américain que j'avais trouvé dans la ville où habite mon grand père.
J'ai donc passé ma soirée là bas, à enlever les toiles d'araignées, nettoyer la poussière, j'avais même pris du Fébon pour les toilettes sèches, j'ai aussi remis la table en place. Chaque soirée en cette demeure était du pur bonheur ! Je faisais ce que je voulais !"
elle semblait nostalgique et heureuse, son intonation de voix le montrait.
-Et tes parents, n'étaient-il pas inquiets ??" Levenloze semblait choqué, serrant son fauteuil au point de déchirer le tissu avec ses griffes, le pourtours de sa bouche emplie de résidu de chocolat.
"-Tu demandes si mes parents étaient inquiets ?" Vanillova se mit à rire aux éclats. "Ho misère ! Mes parents ne faisait jamais attention à moi ! J'étais pour eux un fardeau, si j'étais morte quelque part, ils n'en verraient nul différence." Elle reprit sa tasse, buvant une gorgée mais le gardait en main.
"Mais je prenais des précautions bien evidemment, je leur écrivais une note comme quoi j'allais chez des "amis".
-Ha! Voilà! Tes parents t'aimaient quand même! Tu t'es peut-être trompé, en général, les parents humains, enfin, tous les êtres vivants prennent soin de leurs progénitures, non?" Vanillova le regardait avec attention tout en buvant une gorgée supplémentaire, la posant en s'installant sur son fauteuil.
"-Non, je le sentais, et je le savais, et comme j'ai dis, ce n'était qu'une petite précaution, cela aurait été un peu bête d'être recherchée par la police, je n'étais pas encore majeure quand j'ai découvert cette maison. Pour revenir à mon histoire, ce fut grillade, et marshmallow en dessert. La nuit était belle. Aussi, ma lampe à bougie que j'avais pendu sur la grosse poutre au centre de la pièce illuminait la pièce et rendait cette nuit plus belle encore. Malheureusement, le feu de ma petite cheminée commençait à s'éteindre. Il me fallait de quoi raviver le feu. Je suis donc sortie pour aller chercher quelques branches, je prenais les plus belles branches sur mon chemin. C'est alors que je l'ai vu, ce pont. C'était juste un pont bien délabré, et ma foi bien ordinaire. Il manquait le plancher, je ne pouvais le traverser qu'en me tenant, disons, au squelette du pont.
-
Le squelette du pont?" Levenloze fit alors sa drôle de mimique quand quelque chose l'intrigué. Ses oreilles bien dressés, les yeux vifs et grand ouvert, ainsi que sa bouche légèrement entrouverte.
"-Oui, le squelette du pont!" répéta Vanilova. "Comment expliquer..." Perplexe tout en cherchant les bons mots "Les barres métalliques qui constitue un pont d'une assez grande envergure, ils sont fait avec des barres métalliques auxquels on y a rajouté de la déco, un plancher sur quoi marcher, des barrières de sécurité etc." Commença t-elle avec passion. "Il manquait presque tout de cela. C'était bien risqué car il y avait un bien grand gouffre, duquel coulait tranquillement une petite rivière. Certes, ce n'était pas la première fois que je le voyais ce pont, mais j'ai senti comme une envie d'y aller. Mais je ne pouvais le traverser, car hélas, il faisait bien trop sombre.
-Hé! Hé Vanillo! Pourquoi tu n'as pas contourné le pont, simplement?" Demanda Levenloze, tout trépidant. Vanillova esquissa un fin sourire.
-Vous voulez vraiment connaître la réponse?" Demanda t-elle tout sourire.
-Oui!! Dis le nous!" Cria Levenloze, les monstres eux sautiller d'impatience, s'attendant à une belle réponse quand elle répondit simplement.
"-J'avais la flemme." Levenoze ayant la bouche bée alors que les monstres sortirent leurs tentacules gelatineuse de leurs corps pour se les plaquer sur leurs bouche grande ouverte, imitant Levenloze, apprenant en le refaisant, Vanillova elle se mit soudainement à rire.
"Je plaisante voyons, non mais! Vous me prenez pour qui? Si je n'ai pas pris le pont, c'est qu'il n'y avait obviously aucun autre chemin, ou alors trop dangereux, plus dangereux que de traverser le pont délabré, et aussi parce que heuu..." soupirant. "Oui bon! J'avais aussi un tout petit peu la flemme d'y aller, mais stop!" Elle leva le doigt. "Ça c'était mon ancien moi! Tu me connais Lenzo, maintenant, je ne me protartine plus sur mon lit comme jadis j'adorer faire! Et je me suis guéri de cette terrible maladie qu'est "la flemmingite aiguë". Les monstres penchant la tête, n'ayant pas compris la subtilité de la blague, mais se mirent à rire eux aussi pour faire comme Levenloze, Vanillova poursuiva au bout d'un moment. "Donc, j'en était où moi? Ha oui! S'aventurer en pleine nuit équivaut à sauter volontairement du gouffre, tant la visibilité était nulle. Je suis donc retournée dans mon chez moi. Après tout, la nuit était si belle que je me suis allongée sur un lit d'herbe, les étoiles étaient si nombreuses en cette splendide nuit d'été. J'aurais pu rester toute la nuit, allongée ainsi, les bras derrière la nuque, et les jambes croisés. Hélas, il faisait bien froid, aussi, je suis rentrée à l'intérieur car les moustiques commençaient à m'harceler.
Tout en rentrant dans mon petit cocon, je ne pouvais m'empêcher de repenser à ce pont. Le feu crépitait, et réchauffait la maison en cet froide nuit d'été. Tout en m'allongeant sur mon lit que j'avais moi même conçu. L'idée de trouver une bâtisse abandonnée, un endroit sombre, voir même un temple me traversait l'esprit. Je devais traverser ce pont pour en avoir le coeur net !
Au lendemain, quand la froideur de la matinée me réveilla et que le feu de la cheminée fut éteint, je ne pensais qu'à une chose, le pont ! Je ressentais deux vives sentiments, qui se bousculaient en moi. Celui de la peur, et bien évidemment celui de la curiosité.
De nombreuses questions se bousculaient en moi.
Seulement, une seule question me martelait, au point de m'en donner un léger mal de tête. Cette question, ce fut:
"Etait-ce vraiment nécessaire de prendre le risque de traverser ce pont au péril de ma vie ?"
Assez contradictoire avec ma façon d'être, n'est-ce pas mon Lenzo ?"
Levenloze fit un petit rire, croisant les bras en aquiescent de la tête.
"Suite à mon petit... non. Mon bon gros petit déjeuner parce que comme tu le sais, c'est mon repas préféré. J'ai alors, suite à de nombreuses minutes de réfléxion, décidé de prendre mon courage à deux mains, il fallait y aller, je savais que je pouvais le faire et je devais le faire!" Levenloze souria davantage alors que Vanillova continuer son récit.
"Alors, hé bien durant le chemin, je m'imaginais être une guerrière surpuissante, avec une somptueuse armure clinquante, et ça m'a réellement donné courage ! Je me sentais brave, forte, imperturbable, prête à encaisser tous les coups avec bravoure ! Le courage était mon maître mot ! Jusqu'à... Hé bien lorsque j'ai vu l'incroyable vide. Il devait bien faire dans les trente mètres, environ. Alors déjà, la guerrière Lilith n'était plus très chaude pour traverser ce "simple" obstacle. Aussi, la question de toute à l'heure me martelait une fois de plus la conscience. Elle n'avait pas tort. Pourquoi traverser un pont juste pour satisfaire sa simple curiosité ? Me disais-je alors en boucle.
Qu'est-ce qui m'a poussé à traverser ce pont et sceller mon destin ? Me demanderez vous."
Levenloze était à présent suspendu à ses lèvres alors que les petits monstrs pencher leurs têtes, fortement intrigués. " Hé bien je ne sais pas." Fit-elle tout sourire, Levenloze un peu déçu alors que les monstres ne s'attendait pas du tout à ça. "Mais quelque chose s'est réveillé, comme une petite voix qui m'ordonnait de foncer, de braver ma peur. L'aventurière se réveillait en moi, prête à en découdre. J'ai senti une envie, non ! Un besoin incroyable de passer ce pont ! Et je l'ai fait ! Mais pas vraiment avec classe. Je pensais qu'à tout instant, une personne allait me pousser, ou pire ! Que le vent lui même allait me faire tomber ! C'est bête, parce qu'il n'y avait pas de vent. Avec une certaine prudence, et surtout en ayant échappé de peu à une crise cardiaque, j'ai passé le pont ! Si vous saviez la fierté que je ressentais ! C'était incroyablement valorisant, j'avais trouvé en cet instant une profonde confiance en moi même.

-Ouais!! Tu es la meilleurs Vanillo!!" Cria alors Levenloze en levant les bras, mais les baissant bien vite en voyant son amie et les monstres le regarder." Pardon.
- Je peux reprendre?" Demanda Vanillova en levant un sourcil.
"-Je t'en pris mon petit clafouttis." souria t-il, Vanillova reprenant son récit.

"-Suite à cette petite victoire que j'ai considéré, jadis, comme étant une très grande réussite. J'ai alors poursuivis mon chemin. Au fur et à mesure que j'avançais je ressentais comme une pointe de regret. Car non seulement c'était une simple forêt, mais en plus il n'y avait strictement rien qui puisse être digne d'intêret. Il n'y avait que de longs et fins petits arbrounets tout ridicules. Alors oui, j'aurai là aussi pu rebrousser chemin et retourner manger mes chocolats jusqu'à ce que mort s'en suive. Mais ! Là aussi j'ai comme senti une forte envie de continuer, d'aller toujours plus loin. C'était comme quand je voulais récupérer mon gant qui était tombé dans une petite rivière, une nuit. L'eau de cette rivière m'arrivait jusqu'à mi-cuisse à certains endroits. C'était à la période de l'hiver, j'avais froid, je ne voyais rien, malgré ma très bonne lampe torche. Mais il n'y avait pas que du mauvais, je sentais ce que ressent un aventurier, un sentiment qui ne peut être exprimé avec des mots. Il faut le vivre !" expliqua t-elle avec enthousiasme, et passion.

"-dis moi Vanillo, l'as tu retrouvé ton gant ?" Demanda Levenloze.
"-si je l'ai retrouvé ? Ho non !" S'écria t'elle. "Mon cher Lenzo, la légende raconte aussi que mon gant a voyagé à travers vents et marrés !" Elle ria, mais se calmait bien vite. "Non, je plaisante, oubliez ça, c'est particulièrement ridicule." souria t-elle de plus belle.
"Je vous raconte ceci, car comme j'ai dis, quand on a déjà ressenti cette sensation de bien-être, ce sentiment de découvrir de nouvelles choses, de faire face à une expérience inédite. Tout aventurier, même les novices comme moi en redemande. C'est une véritable drogue ! C'est bel et bien cela qui m'a alors conduit à cet endroit. Le "trou de la mort". C'est la première chose auquel j'ai pensé en voyant ce tunnel. Il était large de bien trois mètres sur deux. C'était aussi si sombre, et plutôt grand. Certes, j'aurai pu rebrousser chemin jusqu'à la maison de mes parents. Or je n'avais pas la lampe torche que j'avais laissé à la maison. La journée touchait à sa fin. Aussi, le soleil était au crépuscule. Ma "famille" se poserait des questions si ils me voyaient rentrer et ressortir, comme ça, alors que j'avais précisé la date à laquel je rentrais de nouveau à la maison, c'est à dire le lendemain.

Il me fallait un plan, et il me vint assez rapidement en tête. Voici donc le plan:
Elle se mit à énumérer les étapes avec ses doigts tout en expliquant.

"Petit un: Rebrousser chemin, bon, c'est logique.
Petit deux: Passer le pont du diable, oui, entre temps, mon imagination a fait son boulot.
Petit trois: Rentrer chez moi, la maison de bois, bien évidemment.

Enfin petit cinq ! Non ! Petit quatre: Ne rien faire. Oui, je n'avais pas prévu qu'il y aurai quelque chose d'aussi épique." Elle soupira.
"Et dieu seul sait à quel point je m'étais vraiment ennuyé ce jour là. J'avais fais la plus incroyable des découvertes, et je devait attendre le lendemain. Je crois que c'est le pire supplice que puisse endurer un aventurier en herbe. J'ai attendu jusqu'au soir, aussitôt que le soleil fut couché, que je m'installait sur mon lit douillé et tout chaud à souhait. Après avoir ravivé les flammes, j'ai ressorti une couverture supplémentaire. Je m'étais fait avoir une fois, mais pas deux.
La nuit fut mouvementée, car j'ai rêvé de toi mon ptit Levenloze. Heoo calme toi!"
Levenloze fouetter l'air de sa queue d'os, sautillant sur place en haletant un peu, tappant un peu du pied gauche assez rapidement. Vanillova le regardait alors et attendit qu'il se calme pour poursuivre . "C'est bon? Merci bien. Donc je disais que j'ai rêvé de toi. Je t'ai vu, tu avais tellement changé. Je te trouvais absolument charmant, tes grandes oreilles étaient fièrement dressées, je vis aussi de bien belles ailes sur ton dos, mais bien discrètes. Ton magnifique pelage, ta petite bouille, tes yeux bleus. Je te trouvais absolument magnifique ! Tu me souriais, et après un moment d'immobilité, ton sourire s'est alors agrandi quand j'ai prononcé ton nom. Comme si c'était ça que tu attendais. Ma présence elle-même semblait te combler de joie. C'est alors que tu m'as tendu la main, et tu prononças ces quelques mots.
"Tu n'es plus toute seule"


 

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Date de dernière mise à jour : 03/12/2016

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