-C'est à mon tour j'imagine ? Levenloze, enthousiasme souriait grandement, comme à son habitude.

 

-Tu as tout compris, continue donc.

 

-Parfait donc j'en était à l'endroit étrange et effrayant ? Vanillova hochant doucement la tête. En fait, je crois que j'avais un peu perdu espoir mais juste un peu, hein !
Mais une fine lumière s'est allumé non loin de moi.

Elle chatouiller mes yeux, et quand je releva la tête, je vis très vite cette torche accroché au mur. Les flammes vaciller de temps en temps vers une direction.


Bien vite, je me suis relevé, un peu réticent, mais je pris cette torche, j'hésitais à prendre accès à ce lugubre couloir.

J'avais encore peur, mais au moment d'y aller, je sentis une très forte douleur à la tête, comme si elle me bouillonner, j'avais l'impression qu'elle allait exploser d'un moment à l'autre. Vanillova ne répondit rien, mais commencer à comprendre à quel point Levenloze devenait un être, certes encore imaginaire, mais malgré cela, devenait de plus en plus « réelle ».

 

Je pouvais sentir ce que tu pressentais, et tes émotions. Nous étions en symbiose, nous ne faisions qu'un.

Alors, malgré la douleur et la peur qui me paralyser, je me suis concentré à ce moment là, je voulais t'aider, je devais t'aider. Je me suis donc concentré pour te donner courage, et bravoure. Malgré les dangers qui t'attendaient, malgré la terreur qui dévorer ton cœur. Elle souriait, croisant les bras.

 

-Je vois, c'est donc toi qui m'avais donné cette étincelle de courage qui m'a permis d'avancé ? Impressionné. Décidément, tu as été, même encore imaginaire, l'ami le plus formidable jamais porté en ce monde !

 

-Bien sûre que je le suis ! Mais attends ma tartelette au citron, la suite arrive. Je voulais t'aider, t'aider avec tout ce que je pouvais. Certes, avec peu, mais au moins, je pouvais t'être utile et qui sait, t'aider à sortir de cet endroit.

Il suffisait simplement que tu ne perde pas espoir.

 

En me concentrant un peu plus, je pouvais désormais voir de nouveau ce que tu voyais. Tu t'étais de nouveau calmé, bien que ce soit flou, je pouvais entrevoir une sorte de couloir, j'entendais ta respiration un peu saccadé.

 

 

Mais ce qui me troubla, c'est que le couloir dans lequel tu marchais ressembler étrangement à celui de la prison où j'étais.

Je suis sûre qu'inconsciemment, tu as pensé à un de ces jeux auxquels tu jouer jadis.

 

-Long couloir sombre, ambiance lourde, laisse moi réfléchir... Ha oui ! C'était Amnésia, la descente dans la pénombre.

 

-Amnésia ? Bon, alors j'étais dans un des couloirs d'Amnésia alors.

Nous marchions, nous étions à la fois proche et si loin de l'autre.

Cependant, tu ne semblais pas pouvoir me voir, ou pressentir ma présence. Ton expression marqué toujours une peur intense, mais quelque chose brûler en toi. Celui du courage, enfin, bien que minime, elle briller tout de même.

A la fin du couloir, je vis un immense couloir. Je pouvais voir des piliers en ruine. L'endroit semblait abandonnée depuis tant de temps.

 

Mais malgré cela, je trouvais cet endroit absolument fantastique !

Je me suis mis à observer l'endroit avec fascination.

Mais ma mémoire me joue des tours quand à la disposition des piliers et de la décorations.

 

Quoi qu'il en soit, et malgré ma mauvaise mémoire, je sais que cet endroit était à couper le souffle.

 

Cependant et contre toute attente, j'entendis un grognement. Un grognement à t'en faire relever les poils les plus rigides.

Instinctivement, je me suis précipité derrière un pilier. En fait, je t'ai vue juste une petite seconde aller vers ce piliers. Et c'est étrange, mais je suis allé presque inconsciemment vers le même pilier que toi.

 

J'étais effrayé, tout comme toi, mais pas autant. J'avais assez de recule, on va dire pour regarder autour de moi. Bien vite, je vis une porte, tu l'avais vues aussi. Mais nous devions y aller, au moins pour ta propre sécurité.

 

Je me devais donc de te donner l'idée d'y aller pour te mettre en sécurité. Chose faite, je t'ai suivit dans cette pièce, mais encore là, ma mémoire me fait sacrément défaut.

 

Mais tu l'as décrites, donc ce n'est pas vraiment un problème.

 

Le plus important dans tout ça, c'était que nous étions en sécurité.

Enfin, c'est ce que nous pensions tout deux.

Mes mots me manques pour décrire mon inquiétude quand le monstre te trouva, j'étais à quelques mètres de toi.

Je ne pouvais rien faire d'autre de plus pour toi, et pour ça, je m'en veux toujours.

 

-Mais Lenzo ! Tu étais tout de même un être imaginaire, faut pas t'en vouloir, d'après ce que tu viens de me révéler, sans toi, je ne serai pas là. Et encore moins toi.

 

-Je sais, mais... Réfléchissant. J'aurai dû faire plus pour toi. Au lieu de ça, je t'ai emmené dans cette pièce ! Et le monstre fut là aussi, j'aurai dû faire plus !

 

Mais au lieu de ça, je ne pouvais que t'observer te faire malmené avec une tel violence. Je m'en mordait les doigts de t'avoir fait infligé un tel châtiment.

 

Il t'as ensuite éjecté contre le mur. Et mon corps à suivit, étrange n'est-ce pas ? Nous étions de plus en plus liée. Ma tête frappa violemment le mur. La douleur, je l'ai sentis pour la première fois, enfin physique j'entends parler !

 

Et en fait, j'ai pleuré pour la première fois, c'était la première fois que je pouvais sentir et comprendre ce qu'étais la douleur. Je me tenais la tête, mais je n'étais pas vraiment à coté de toi.

 

Je pouvais aussi t'entendre pleurer, en tentant de t'échapper, mais en vain.

La chose posa sa patte. Tu pleurer à chaude larme, et moi, je n'étais pas là pour pouvoir t'aider. Je voulais bouger, je ne pouvais pas. Je voulais te redonner courage, je ne le pouvais pas.

 

Je ne pouvais faire qu'une seul chose, te voir mourir.

Alors dans mon ultime désespoir, j'ai hurlé à pleins poumons, mais mes cries n'étais qu'un échos invisible.

 

Il leva alors la patte, mon cœur, lui accélérer à tout rompre quand tu ferma les yeux. Le monde dans lequel j'étais fut d'un noir profond.

 

 


Mais bien vite, je pouvais voir une multitude d'images, et de tes souvenirs, j'ai vues ta naissance, toute ton enfance, je t'ai vues grandir.

 

J'y ai vu tes victoires, tes défaites, tes rires et tes chagrins, je t'ai vues ensuite devant moi. Quand jadis nous nous sommes « rencontré » pour la première fois, tu m'as alors adressé ce si beau sourire.

 

Vanillova souriant également, versant une larme, l'essuyant bien vite. Mais quand j'ai tendu la main vers toi, tu as disparu dans un nuage de fumée.

Mon rêves, mes espoirs, ma vie que j'aurai pu passer à tes cotés allait être brisé, ici, et à tout jamais.

 

Mais il ne s'est rien passé. J'étais là, toujours pas mort. A vrai dire, je ne savais pas vraiment si j'étais dans une sorte de paradis pour les êtres imaginaires, mais petit à petit, le monde, TON monde revint petit à petit. Il était sombre, inquiétant, mais je savais que tu étais toujours en vie.

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